Archive pour mai 2010

Cie Les Cambrioleurs

Avec On n’est pas seul dans sa peau, Julie Bérès explore les différentes étapes de la vie d’une femme dont la mémoire semble se disloquer avec le temps. Quand le souvenir s’embrume, que reste-t-il ? Un fractionnement d’images discontinues, floues ou parfois presque réelles issues du rêve. De ce questionnement émerge la beauté d’une existence qui a pris la forme d’un puzzle dramatique faute de clarté psychique.

www.lescambrioleurs.fr

Olivier de Sagazan

Cet artiste à la fois peintre et sculpteur a fini par soumettre son corps au processus de création. Plusieurs créatures fabuleuses et angoissantes surgissent de lui à travers la matière qu’il manipule. Ces performances sont de véritables expériences en direct. Sortes de tableaux non figés, évoluant, se métamorphosant, sorte de mise en abyme corporelle et esthétique.

www.nefdesfous.free.fr

Appris par corps

La jeune compagnie circassienne Un loup pour l’homme nous offre un délicieux duel de corps juvéniles. Osant s’émanciper des codes traditionnels du cirque acrobatique, la performance nous accompagne au beau milieu d’une histoire frictionnelle entre deux hommes qui s’aiment et se détestent. Une passion baignée dans l’atmosphère sonore puissante et ombrageuse de Godspeed You Black Emperor.

www.cheptelaleikoum.com

Hamlet  |  Schaubuhne

Petit retour sur cet extrait d’Hamlet de Thomas Ostermeier traduit et réadapté par l’écrivain contemporain Mayenburg. L’enterrement du roi est la toute première séquence de la pièce, tragique et époustouflante. Les codes dramatiques d’Ostermeier convoquent magnifiquement la mort et montrent le renversement du pouvoir bafoué par le crime, l’adultère et la folie. De la terre inonde le plateau et salit du même coup les personnages corrompus et superbes. Cette variation allemande du drame élisabéthain nous fait redécouvrir un Hamlet (Lars Eidinger) touchant de vérité.

www.schaubuehne.de

Desdemone  |  Theatre des furies

Avec humilité, David Fauvel donne un sublime coup de plumeau à l’oeuvre shakesperienne avec son adaptation très singulière d’Othello. En l’intitulant Desdémone, il fait de cette femme la figure éponyme de sa réécriture décomposée, réduite puis recomposée avec une approche plus psychologique des personnages. Le metteur en scène aime déshabiller ses actrices en les confrontant à leurs propres désirs. Sa Desdémone est une héroine contemporaine qui assume ouvertement ses fantasmes sexuels dans un univers à la fois doux, vaporeux mais aussi ultra sexy.

www.le-theatre-des-furies.e-monsite.com